Suite à l’annonce de la mort de Khosrow Alikurdi dans la nuit du 6 décembre, le Conseil national des barreaux a souhaité exprimer les condoléances du barreau français aux proches de ce dernier et demande qu’une enquête indépendante sur les circonstances de son décès soit menée sous l’égide des Nations-Unies.
Le CNB a été alerté de la mort de l’avocat iranien Khosrow Alikurdi, militant des droits humains ayant notamment participé à la défense de nombreux détenus et familles de détenus lors du mouvement “Femme, Vie, Liberté” en 2022.
Sur l’initiative de la Commission des affaires européennes et internationales, l’Assemblée générale rappelle sa résolution prise le 14 octobre 2022 et réaffirme avec force son soutien plein et entier aux avocats iraniens poursuivis, arrêtés, exécutés pour le seul exercice de leur profession.
L’engagement de Khosrow Alikurdi, comme tant d’autres avocats iraniens, lui avait notamment valu la constitution de cinq dossiers à son encontre, fondés sur deux chefs d’accusation : “propagande contre le régime de la République Islamique au profit de groupes d’opposition” et “divulgation de secrets”. Il avait notamment été condamné une 1ère fois en 2023 à 1 an de prison ferme et à 2 ans d’interdiction d’exercer la profession d’avocat. Une deuxième condamnation à la même peine avait été prononcée en 2025 par le tribunal révolutionnaire de Mashhad.
Quelques temps avant sa mort, Khosrow Alikurdi avait fait part de ses craintes pour sa vie dans une lettre documentée adressée à La Rapporteure des Nations-Unies sur l’indépendance des juges et des avocats.
Compte tenu des circonstances douteuses dans lesquelles son décès intervient, le Conseil national des barreaux demande qu’une enquête indépendante soit menée, sous l’égide des Nations-Unies.
Un hommage sera prochainement rendu à Khosrow Alikurdi, au Conseil national des barreaux, à l’occasion d’un évènement au cours duquel tous les barreaux français seront conviés afin de mettre une nouvelle fois en lumière les conditions d’exercice auxquelles sont soumis les avocats iraniens.